
Une langue reste-t-elle secrète lorsqu’elle est publiée ?
En 1931, Michel Leiris entreprend de transcrire le sigi so, langue rituelle des masques dogon. Après cinq cents pages imprimées, qui possède encore le secret ?
ConsulterDes histoires situées, incarnées et documentées pour explorer les réalités visibles et invisibles du continent.

En 1931, Michel Leiris entreprend de transcrire le sigi so, langue rituelle des masques dogon. Après cinq cents pages imprimées, qui possède encore le secret ?
Consulter
Au Gabon, en 1964, un chasseur fut acquitté parce que l’homme retrouvé mort aurait encore été un chimpanzé au moment du tir. Que peut juger le droit lorsqu’une victime change de nature ?
Consulter
En Éthiopie, certains rouleaux protecteurs étaient écrits à la taille exacte d’un malade puis portés fermés contre son corps. Leur véritable lecteur n’était peut-être pas humain.
Consulter
Au Ghana, certaines enquêtes funéraires demandaient au défunt de conduire ses porteurs vers celui qui avait causé sa mort. Que vaut un témoignage livré par un corps en mouvement ?
Consulter
Chez certaines femmes xhosa et zouloues, le nom d’un beau-parent pouvait interdire des syllabes jusque dans les mots ordinaires. Comment parler lorsqu’un mariage retire des sons à votre langue ?
Consulter
Dans les Grassfields de l’Ouest camerounais, l’au-delà fut longtemps réservé aux puissants. Puis le christianisme ouvrit aux morts ordinaires une place inattendue parmi les ancêtres.
Consulter
Chez les Luba, le lukasa faisait surgir généalogies, territoires et principes du pouvoir sous le doigt d’un initié. Une planche muette pouvait-elle réellement porter la mémoire d’un royaume ?
Consulter
En 1952, Lizina rêvait d’une eau claire et d’un serpent vert. Ses proches la rêvaient déjà en train de le saisir. Elle refusait pourtant le métier que ses ancêtres lui avaient choisi.
Consulter
Chez les Yoruba, certaines figures de jumeaux disparus étaient lavées, nourries, habillées et portées. Leur visage s’effaçait sous les soins : le bois devenait la trace visible d’une présence continuée.
Consulter
Au Ghana, le chef apparaît dans la lumière des cérémonies. Pourtant, son autorité vient d’un siège noir conservé dans l’ombre, habité par les ancêtres et capable de survivre à celui qui l’occupe.
Consulter
Au Malawi, le fourneau phoka devenait une jeune femme, recevait des médecines et gardait le feu pendant cinq jours. Au terme de la fonte, il ne produisait pas le fer : il lui donnait naissance.
Consulter
Au Cameroun, les cartes déplacées sous un pot par une araignée — souvent un crabe — ont pu devenir une preuve devant la cour du chef. Mais qui accuse lorsque personne ne paraît avoir parlé ?
Consulter