
Une pierre peut-elle devenir l’ancêtre de ceux qui la déterrent ?
Dans les champs de Guinée, les Kissi découvrent des visages de pierre sculptés par d’autres mains. Certains reçoivent pourtant un nom, une famille et une seconde vie.
ConsulterCe qui relie les vivants, les morts, les rêves et les lieux.
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Dans les champs de Guinée, les Kissi découvrent des visages de pierre sculptés par d’autres mains. Certains reçoivent pourtant un nom, une famille et une seconde vie.
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Chez les Dogon, Ogo aurait quitté l’œuf d’Amma avant la fin de la création, emportant la matière d’une Terre inachevée. Pourquoi consulte-t-on encore ses traces ?
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Chez les Igbo du Nigeria, l’ogbanje naît, meurt et revient chez la même mère. Pour le retenir, sa famille doit retrouver le pacte qu’il a caché sous terre.
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Au sud du Togo, les morts réduits en esclavage reviennent par la maladie et la possession. Pourquoi choisissent-ils les descendants de ceux qui les avaient achetés ?
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Au Buganda, le corps du kabaka et sa mandibule pouvaient rejoindre deux sanctuaires distincts. Pourquoi fallait-il conserver la mâchoire d’un roi qui continuait de parler ?
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Au Ngondo, un initié disparaît sous le Wouri avec les doléances du peuple sawa. Lorsqu’il remonte, le fleuve a-t-il réellement répondu ?
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Dans le Rift tanzanien, Ol Doinyo Lengai produit vers 500 °C une lave noire que quelques gouttes peuvent faire blanchir. Pourquoi la Montagne de Dieu crée-t-elle une pierre que la pluie défait ?
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Dans le nord-ouest de la Namibie, des familles ovahimba rapportent au feu ancestral les cendres d’un foyer allumé auprès de la tombe. Le mort ne bouge pas, mais le chemin vers lui revient à la maison.
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En Éthiopie, certains rouleaux protecteurs étaient écrits à la taille exacte d’un malade puis portés fermés contre son corps. Leur véritable lecteur n’était peut-être pas humain.
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Dans les Grassfields de l’Ouest camerounais, l’au-delà fut longtemps réservé aux puissants. Puis le christianisme ouvrit aux morts ordinaires une place inattendue parmi les ancêtres.
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En 1952, Lizina rêvait d’une eau claire et d’un serpent vert. Ses proches la rêvaient déjà en train de le saisir. Elle refusait pourtant le métier que ses ancêtres lui avaient choisi.
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À la Bouche du Roy, au Bénin, l’interdiction de couper les palétuviers échouait. Puis cinq cents hectares de mangrove ont été confiés à Zangbeto.
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