
Combien de vies le chemin de fer Congo-Océan a-t-il englouties ?
Entre 1921 et 1934, la France construit le Congo-Océan par le recrutement forcé. Derrière la prouesse ferroviaire, au moins 17 000 morts et des registres toujours incomplets.
ConsulterLa transformation des héritages dans les sociétés contemporaines.
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Entre 1921 et 1934, la France construit le Congo-Océan par le recrutement forcé. Derrière la prouesse ferroviaire, au moins 17 000 morts et des registres toujours incomplets.
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En 1929, les réseaux de femmes du sud-est nigérian défient impôt, chefs mandatés et tribunaux coloniaux. L’administration répond aux chants et aux occupations par les fusils.
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En janvier 1961, des cultivateurs angolais refusent le coton forcé de la Cotonang. La répression coloniale est certaine ; son bilan et l’emploi du napalm restent disputés.
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Face à la maladie du sommeil, le pouvoir britannique évacue les îles et les rives du lac Victoria. Une mesure efficace qui devient aussi dépossession coloniale.
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Pour isoler la résistance d’Omar al-Mukhtar, l’Italie fasciste déporta environ 100 000 habitants de Cyrénaïque vers des camps où la faim et les maladies firent des ravages.
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Entre 1960 et 1966, la France a effectué dix-sept essais nucléaires dans le Sahara algérien. Archives, déchets et indemnisations révèlent un passé qui n’est toujours pas confiné.
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La mémoire de la guerre sud-africaine retient les camps boers. Plus de soixante camps destinés aux Africains noirs et au moins 14 000 morts sont restés dans leur ombre.
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Pendant la guerre Maji Maji, les forces allemandes brûlent récoltes et greniers. La famine qui suit n’est pas un dommage collatéral, mais le cœur d’une stratégie coloniale.
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Derrière les façades modernistes d'Asmara se trouvent une ville ségréguée, une guerre coloniale et le travail longtemps invisible de milliers d'Érythréens.
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Le 1er décembre 1944, l’armée française tire sur des soldats africains réclamant leur solde. Derrière la « mutinerie », archives et fouilles révèlent un massacre longtemps minoré.
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En 1949, la police coloniale tue vingt et un mineurs à Enugu. Derrière la fusillade, un État qui est à la fois patron, arbitre et force armée.
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À Hola, en 1959, onze détenus kényans sont battus à mort. L’administration invoque d’abord une eau contaminée avant que les corps et les archives ne démentent ce récit.
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