
Pourquoi construire une maison d’images pour la laisser disparaître ?
Au Nigeria, une maison mbari mobilise des années de travail avant d’être livrée à la pluie : sa disparition fait partie de l’œuvre accomplie.
ConsulterDes histoires situées, incarnées et documentées pour explorer les réalités visibles et invisibles du continent.
316 enquêtes à cet azimut.

Au Nigeria, une maison mbari mobilise des années de travail avant d’être livrée à la pluie : sa disparition fait partie de l’œuvre accomplie.
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Dans le Gèlèdé yoruba-nago, des danseurs masculins portent des visages féminins pour honorer « nos Mères », faire rire et corriger la communauté.
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Au pied du Morne, le lagon semble tomber dans un abîme. Cette célèbre cascade sous-marine est une illusion réelle, dessinée par le sable, les courants et la profondeur.
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Au Rwanda, l’imigongo transforme une matière familière de l’élevage en reliefs précis : derrière la surprise se cache un savoir architectural et pictural.
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Dans le studio de Seydou Keïta à Bamako, montres, radios et vélos prêtés ne fabriquaient pas de faux portraits : ils rendaient des aspirations visibles.
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Chez les Bamileke, le masque d’éléphant ne cherche pas à imiter l’animal : perles, danse et corps humain rendent visible une autorité politique.
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Dans le mapiko, le visage d’un étranger devient un personnage que sculpteurs, danseurs et chanteurs peuvent observer, exagérer ou critiquer.
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En Éthiopie, les croix processionnelles sont coulées comme des dentelles de métal puis vêtues d’étoffes : le tissu ne cache pas l’œuvre, il la met en mouvement.
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Le petit masque dan pouvait protéger, voyager et attester une relation. Le nom de « masque-passeport » révèle autant qu’il déforme son usage.
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Chez les Turkana, l’ekicholong soutient la nuque, protège la coiffure et devient siège pendant la garde des troupeaux : un meuble pensé pour repartir.
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Les figures fang exposées seules gardaient autrefois des boîtes d’écorce remplies de reliques ancestrales. Le musée a conservé le gardien et perdu l’ensemble.
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À Bemaraha, des milliers d’aiguilles calcaires surgissent de la forêt. Elles viennent d’un fond marin jurassique que la pluie sculpte depuis des millions d’années.
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