
Comment une chaise portugaise est-elle devenue un trône chokwe ?
Le dossier vient des modèles européens, mais les figures sculptées racontent un ordre chokwe : le meuble importé est devenu un insigne de souveraineté.
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Le dossier vient des modèles européens, mais les figures sculptées racontent un ordre chokwe : le meuble importé est devenu un insigne de souveraineté.
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Dans le Kalahari, des coquilles transformées en gourdes formaient des réserves d’eau cachées, retrouvées grâce à la mémoire du paysage.
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Fermé, le mesob protège l’injera ; ouvert, il organise le cercle du repas. Sa vannerie devient une petite architecture de l’hospitalité.
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Le ci wara bamana n’est pas une simple antilope : ce cimier composite réunit les qualités animales nécessaires au travail collectif de la terre.
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À Madagascar, un rectangle de tissu peut vêtir, porter, honorer et envelopper les morts. Le lamba change de fonction sans perdre son histoire.
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Le célèbre pendentif touareg ressemble à une croix sans être chrétien : son nom commode cache une famille de formes, d’usages et de récits.
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Le kuduo enfermait l’or et les objets précieux d’un notable akan, mais il protégeait aussi sa force vitale, son rang et sa mémoire.
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Dans l’Égypte romaine, un portrait aux yeux grands ouverts était glissé dans les bandelettes d’une momie : le visage devait survivre au décès.
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Chez les Yoruba, le voile de perles efface les traits du souverain pour rendre visibles sa lignée, sa puissance et les limites de son autorité.
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Près de Tarfaya, une avalanche de sable peut produire une note grave et puissante. Son secret tient à des milliers de grains qui synchronisent leur mouvement.
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Dans le sud de Madagascar, les aloalo dressent parfois voitures et avions au-dessus des morts : la tradition funéraire raconte aussi le présent.
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Les grands « pilons de rythme » sénoufo ne broyaient rien : soulevés lors des funérailles, ils faisaient du sol un instrument de passage.
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